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St Martin de la Mer
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LA REVOLUTION A SAINT MARTIN DE LA MER ET DANS SES ENVIRONS

Les paragraphes écrits en vert concernent plus particulièrement St Martin de la Mer ou les communes les plus proches

1789

 

Hiver 1788-1789 Un des hivers le plus froids du siècle. Toute l'Europe est touchée, de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789 : à Paris, la seine reste gelée du 26 novembre au 20 janvier 56 jours consécutifs de gelée. Le 31 décembre 1788 on atteint un minimum de - 21°8. Le Rhône à Lyon, la Garonne à Toulouse, le Rhin, le lac Léman et la Tamise sont pris par les glaces ou le gel. Les communications Douvres-Calais sont gênées par les glaces des navires sont bloqués par la glace dans des ports de la Manche. On traversait à pied ou à cheval le port d'Ostende Au moment du dégel, les blés apparurent très verts et très propres... la neige les avait protégés

4 janvier 1789 Arnay-le-Duc : "Assemblée extraordinaire des habitans, à l'effet de préparer les voeux et les cahiers des Députés qui devoient être envoyés aux Etats Généraux".

25 mars 1789 Semur-en-Auxois : Réunion des électeurs des trois ordres du Bailliage d'Auxois, pour procéder à l'élection des Députés aux Etats-Généraux

Les cahiers de doléances de la région de St Martin

11 avril 1789 Saulieu : Pré-révolution Le maire écrit : "Le peuple de Saulieu et toujours disposé à arrêter toutes les voitures de grains qui pourront y passer (en direction d'Autun), il n'écoute aucune remontrances et il n'y a que la force qui puisse le contenir."

Juillet 1789 - La grande peur

La nouvelle de la prise de la Bastille est colportée à travers la France avec toutes les déformations que peut y ajouter l'imagination populaire. La population se sent en péril. "On ne sait plus qui commande et qui obéit, tous les pouvoirs tombent à terre". A ce sentiment d'inquiétude s'ajoute un peu partout le manque de vivres. Les stocks se cachent, l'inquiétude devient générale et une rumeur persistante affole tout le monde : des bandes de brigands, dit-on, sillonnent le pays, on les a vus ici ou là, ils vont venir, on doit se cacher, on a peur, on s'arme.

Comme on ne les voit pas venir, certains cherchent leurs repaires : dans certains villages, on assiège le château, on y met le feu pour en faire sortir tout le monde et il arrive qu'on brûle le châtelain avec ses archives et ses parchemins.

Dans le Nivernais, il y a plusieurs émeutes : à Saint Pierre le Moûtier et à Crux-la-Ville, où le magnifique chateau de Damas-Crux, nouvellement construit, est incendié et complètement détruit.

26 juillet 1789 Arnay-le-Duc : Les habitants comme ceux des villages voisins, arborent la cocarde tricolore et s'organisent eux-mêmes en milice nationale.

A Clamecy, il y a quelques journées d'affolement : le 27 juillet on forme d'urgence une milice pour faire face à une troupe de brigands annoncés par une rumeur persistante. Après plusieurs nuits de garde, on ne voit venir comme assaillants "que les gens du plus prochain village qui, croyant la ville en danger, venaient pour la défendre".

A Luzy, la municipalité appelle un détachement de troupes régulières pour protéger la ville.

A Saulieu, la municipalité demande une garnison.

28 juillet 1789 Saulieu : formation de la garde nationale de la ville. Il est décidé que cette force armée comprendra 5 compagnies, plus tard portée à 7. Grand enthousiasme, puisque 241 citoyens s'enrôlent volontairement le 3 août. Elle est placée sous le commandement du colonel LALIGANT, du lieutenant-colonel DUBLED, et du major LEMPEREUR.

Août 1789 La famille royale est ramenée de Versailles à Paris

De nouveaux troubles éclatent à Clamecy (le maire fait appel à l'armée), à Decize, Chatillon, St Hilaire-Fontaine.

1790 - 1791

 

10 février 1790 : St Martin de la Mer : élection de Pierre COUHARD, 1er maire de la commune, par 37 voix sur 60 votants. (Voir le procès-verbal) La "contribution patriotique" de la commune s'élève à 1970 £ 10 sols, dont 1200 £ dûs par le seigneur, 159 £ par le curé et 150 £ par le principal marchand, Pierre COUHARD, le maire.

20 avril 1790 Les provinces et les divisions administratives de l'Ancien régime sont abolies. Le duché du Nivernais et le Comté de Donzy forment le département de la Nièvre, avec Nevers pour chef-lieu. A l'est de l'ancien Nivernais, Liernais (avec Saint Martin) et Ménessaire sont rattachées à la Côte d'Or. A partir de cette date, l'histoire du Nivernais et celle de Saint Martin de la Mer se séparent. Arnay-le-Duc devient le chef-lieu du district dans lequel est situé St Martin de la Mer. Président du District : Jacques Godart de la Chaume (ex-procureur du Roi), puis le vicomte Elie d'Ugon, seigneur de la Rochette
Voir carte et composition du District d'Arnay.

29 avril 1790 Brazey : Antoine-Bernard COMEAU critique l'Assemblée Nationale lors d'une assemblée primaire. Il est traîné dans le cimetière de Marcheseuil et menacé de voir sa tête au bout d'une pique. Il s'en tire en donnant une centaine de louis à ses poursuivants.

18 mai 1790 : Dijon, rassemblement des gardes nationaux. "On s'est rendu dans le cours du parc, au milieu duquel on avoit dressé un autel dédié à l'ETRE SUPREME, AUTEUR DE LA LIBERTE ET DE L'EGALITE DES HOMMES. Cet autel élevé sur les ruines d'un fort à moitié détruit, & où le despotisme enchaînoit autrefois ses victimes, étoit surmonté d'un baldaquin supporté par quatre faisceaux d'armes, servant de colonnes. Ce baldaquin portoit une flamme aux trois couleurs de la nation, & l'on avoit attaché aux faisceaux des médaillons allégoriques, dont l'idée avoit été fournie par M. Devosge, & qu'il avoit fait exécuter par ses élèves. L'armée arrivée & rangée dans le meilleur ordre possible, l'on a commencée une messe en musique, qui a été célébrée par M. l'abbé Volfius, aumônier de notre milice..." (N° XX, 25 mai 1790).

Juillet 1790 Brazey : Antoine-Bernard Comeau (suite de l'épisode précédent ?) est maltraité par des "révolutionnaires" venus de Vianges, village voisin de Brazey. Il fait un procès à ses agresseurs et obtient le 10 août un jugement en sa faveur du Présidial de la ville d'Autun.

Août 1790 St Martin de la Mer : Recensement de la population. La commune compte 581 "âmes". (voir le bulletin de recensement)

1790 Alligny: François-Samuel Serpillon (fils de Pierre, bourgeois de Saulieu, ancien lieutenant criminel au bailliage d'Autun) est élu capitaine de la garde nationale d'Alligny. Il équipe, à ses frais, un volontaire de la commune.

9 novembre 1790 Arnay-le-Duc : Arrêté du Directoire du District enjoignant aux paroisses et institutions religieuses de déposer tous leurs titres de propriété au secrétariat du district (voir texte de l'arrêté)

15 décembre 1790 St Martin de la Mer : Jean-François Renard, curé, rédige l'inventaire des biens de la paroisse de Saint-Martin-de-la-Mer (voir texte original de son brouillon), le fait valider par la municipalité, et le dépose à Arnay-le-Duc avec ses pièces justificatives. (ADCO Q 801/5)


Le presbytère de St Martin


28 janvier 1791 : 1ère conscription par tirage au sort. Le tirage se fait dans les églises. Les conscrits du Morvan forment le 85e régiment de ligne, qui va combattre à Jemmapes.

3 février 1791 : Les biens de la maison d'éducation de Saint-Cyr situés dans le district d'Arnay ont fait l'objet de plusieurs soumissions. Peut-on les aliéner ? Le Comité d'Aliénation répond par l'affirmative [ADCO réf Q 1 , Q 668 , L 59 , L 61 , L 29-37]

21 février 1791 : Les tantes du Roi en fuite vers Rome couchent à Saulieu. C'est l'effervescence dans la population et la municipalité. A 8 heures du soir, le conseil municipal est réuni extraordinairement. Que faire de ces voyageuses encombrantes, qui emportent avec elles 12 millions. Après débat et vérification de leurs sauf-conduits, la municipalité prend des dispositions pour assurer leur sécurité.

Le lendemain elles reprennent la route et sont arrêtées à Arnay-le-Duc par la population très excitée.Elles y restent bloquées 11 jours pendant lesquels l'Assemblée Nationale hésite sur la conduite à tenir à leur égard, avant de pouvoir reprendre la route de Rome le 3 mars. Au sujet de cet évènement qui agite beaucoup l'opinion publique, voir la page spéciale.


Arnay-le Duc

17 mars 1791 : A Dijon, le constituant Camus se plaint que le district d'Arnay-sur-Arroux (ex Arnay-le-Duc) lui ait envoyé des soumissions portant sur des droits féodaux, alors que le décret du 09/03/1791 en a suspendu la vente. Plusieurs autres courriers font apparaître que ce district est considéré comme indiscipliné et accusé de prendre au sujet de la vente de ces biens des positions jugées peu orthodoxes.

27 mars 1791 St Martin de la Mer : L'Assemblée Electorale du District d'Arnay nomme Joseph HOUDAILLE curé de St Martin, en remplacement de Jean-François RENARD considéré comme démissionnaire pour avoir prêté le serment avec des réserves jugées illégales. (voir le procès-verbal)

30 avril 1791 St Martin de la Mer : Vente aux enchères des biens de la paroisse (biens de 1ère origine). Acquéreur : M. Bouheret (écrit Bouret) (ADCO)

26 mai 1791 Arnay-le-Duc : Le directoire du district d'Arnay, dans sa séance du 26 mai 1791, arrête qu'il n'y a pas lieu, "par suite des additions, explications et restrictions prohibées par les lois" d'admettre le serment prêté par les curés Pasquier (Essey), Delatroche (Châtellenot), Chavis (Ste Sabine), Lefranc (La Bussière) , Renard (St Martin de la Mer), Travayon (Sussey), ... Tous furent considérés comme démissionnaires, ainsi que Moreau (Allerey), qui n'avait pas prêté serment.

10 juin 1791 : Alligny-en-Morvan : Les biens de la paroisse sont acquis par Claude DONET, marchand demeurant à Réglois Celui-ci en fait la remise à Claude NETTEMENT, marchand à Montsauche ... Louis RASSE, juge de paix à Montsauche

21 juin 1791 Arrêté du directoire du district de Dijon "les immeubles réels affectés à l'acquit des fondations des messes et autres services établis dans les églises paroissiales et succursales, seront vendus dès à présent dans la même forme et les mêmes conditions que les biens nationaux"

29 juin 1791 Alligny-en-Morvan : Jean REGNIER, de Réglois, pour s'être permis d'enlever des rubans et des fleurs qui ornaient la croix de La Chaux, est condamné par la municipalité d'Alligny et son maire, Pierre BEAUJARD, à la requête du procureur de la commune, "à se prosterner, le dimanche 8 juillet, à l'issue de la messe paroissiale, à deux genoux, au pied de la croix du cimetière, à deux mains jointes, le chapeau sous le bras gauche, le temps et l'espace d'une heure, pour réparation de l'injure faite à ladite croix ; à payer par forme d'amende, la somme de six livres, et encore à se transporter au corps de garde de Saulieu, pour vingt-quatre heures, en forme de correction" [Registre des délibérations de la mairie].


la croix de La Chaux - mai 2002

1er juillet 1791 St Martin de la Mer : Inventaire des biens de la fabrique (voir texte de l'inventaire)

3-6 août 1791 Décrets relatifs à la fabrication de menue monnaie avec le métal des cloches.

Octobre 1791 St Martin de la Mer : Jean-Baptiste-Lazare-Pierre ESPIARD de MACON accompagne sa femme et ses enfants à Dijon (où il pense qu'ils seront plus en sécurité qu'à St Martin) et émigre en Forêt Noire. Il y rejoint Sébastien-Joseph de COMEAU, son neveu. Ils vont combattre dans "l'Armée des Princes", sous le commandement de Louis-Joseph de BOURBON, prince de Condé (on estime que sur les 9000 officiers de l'armée française, 6000 ont émigré).

 

1792 - 1793

1792 A Dijon, création de clubs de femmes : Club des Amies de la Constitution, qui devient la Société des Amies de la République. "Partout où les femmes sont esclaves, les hommes seront courbés sous le despotisme." Blandin DEMOULIN, présidente du Club.

25 janvier 1792 : 2ème conscription par tirage au sort. Les conscrits du Morvan forment le 17e régiment de ligne, qui combattit sur le Rhin et en Vendée.

1er avril 1792 : Le Directoire de District d'Arnay fixe à 1243 livres le traitement annuel du curé de St Martin de la Mer. (voir le texte du procès-verbal)

21 juin 1792 Saulieu : arrestation des frères SALLIER, riches propriétaires accusés d'avoir tenu des propos inciviques. Guy SALLIER sera exécuté à Paris le 20 avril 1794.

3 août 1792 Brûlement des titres généalogiques dans le département de la Côte-d'Or.

10-12 septembre 1792 : Décret ordonnant la confection de l'inventaire des meubles, effets et ustensiles en or et en argent employés au service du culte, et l'envoi de ces objets aux hôtels des monnaies.

22 septembre 1792 (1er vendémiaire an I) : Début du calendrier révolutionnaire (date fixée rétroactivement).

4 octobre 1792 Liernais : Jeanne CHARLES, veuve de Joseph ESPIARD DE MACON, ci-devant seigneur de St Martin, se plaint auprès du Directoire du district d'Arnay que la commune de Liernais ait détourné un de ses chevaux. (voir l'arrêté du District)

8 décembre 1792 St Martin de la Mer : La municipalité fait un certificat sur "l'argenterie de l'église" (voir ce texte)

janvier 1793 : 3ème conscription par tirage au sort. Les conscrits du Morvan forment le 16e régiment de ligne, qui combattit en Espagne. Cette conscription est très mal accueillie, et de nombreux déserteurs se cachent dans les bois et terrorisent la population

19 février 1793 (30 pluviôse an II) : Moux : Une fête patriotique est organisée par Louis RASSE et quelques représentants de la Montagne venus de Chinon-la-Montagne (Château-Chinon). Le curé de Gouloux, l'abbé Grimot, qui passait par là, est insulté par des sans-culotte. Voir le récit de la fête, par J-F Baudiau

18 juin 1793 St Martin de la Mer : Anne-Bénigne-Augustine ESPIARD, épouse de Jean-Baptiste-Lazare-Pierre ESPIARD de MACON, ci-devant seigneur de St Martin parti en émigration en 1791, est menacée d'emprisonnement. Elle écrit aux "administrateurs" de la Côte d'Or pour obtenir un "permis de séjour" à Bard-le-Régulier chez son neveu le "citoyen de Montcrif". (voir le texte de sa lettre)

24 août 1793 : Jean-Baptiste-Lazare-Pierre ESPIARD de MACON est blessé à Bergzaben en combattant les armées de la République.

5 septembre 1793 : La Terreur est mise à l'ordre du jour par la Convention envahie par les sans-culottes.

17 septembre 1793 Alligny-en-Morvan : Louis Rasse et Frébaut, commissaires de Fouché font enlever une des cloches de l'église. Claude Pernot reçoit 25 livres pour la descendre du clocher, Claude et Nicolas Chaumien se chargent de la conduire à Chinon-la-Montagne (Chateau-Chinon) pour 30 livres. Pour éviter des manifestations de la population, les commissaires promettent de faire réparer l'église, mais "elle ne subit que des profanations". On y tient des assemblées tumultueuses et on finit par y établir un atelier de salpêtre, que dirigeait le sans-culotte Rasse. Une deuxième des 3 cloches fut également transportée à Château-Chinon.

1793 Saulieu : sur la basilique St Andoche est inscrit : "Temple de la Raison - Nous croyons à l'immortalité de l'âme". Les cloches de la basilique, les vases sacrés et les reliquaires sont enlevés.

23 septembre 1793 Alligny-en-Morvan : le maire, le procureur de la commune et un conseiller municipal se rendent au château "où plusieurs personnes suspectes, disait-on, s'étaient retirées avec des armes et des amounitions pour y faire et commettre trahison aux citoyens et à la patrie dudit lieu". Le procès-verbal indique qu'ils n'ont rien trouvé "ny personnes, ny arme qui puisse nuire à la patrie, sauf une porte de fert, qui était fermée à clé".

? 1793 St Martin de la Mer - Brazey : Anne-Bénigne-Augustine ESPIARD de MACON est arrêtée et emprisonnée, comme femme d'émigré, avec son jeune fils Alexandre, élève de l'école militaire d'Auxerre, et Antoine-Bernard de COMEAU.

octobre 1793 Dijon : Les Clubs de femmes sont interdits. Les prix sont taxés.

Produit
Janv-Sept 1793
18/10/1793
Taxation (1)
Bled
3 £ 15 s
.
Huile de navette
3 £ 10 s
2 £
Cochon (/livre)
15 s
.
Pain (/livre)
4 s
.
Chandelle
1 £ 4 s
19 s
Avoine
3 £
.
Savon (/livre)
1 £ 6 s
1 £ 5 s
Sucre (/livre)
3 £
1 £ 13 s
(1) La taxation est appelée "le Maximum"

24 novembre 1793 : Application du calendrier républicain. La date de début est fixée au 22 septembre 1792 (1er vendémiaire an I)

Extraits de la correspondance de Charlotte-Aimée DAMOISEAU, épouse de J-B de MONTHEROT, ex-seigneur de Viserny, près de Semur
19/01/1792 "Dijon est désert ; on est malheureux et mourant de faim, on se ruine."
09/03/1792 "Le bled est à 9 livres. Et il n'en vient point, quoique la police fasse en sorte que l'on soit tranquille sur la petite provision qu'ils ont prise dans l'Auxois."
30/04/1793 "Tous le jours il passe des émigrés (1). Aujourd'hui je donne à manger à quatre, hier à deux, qui partent avec courage et joie."
(1) Nobles partant en émigration.
10/09/1793 "On ne peut avoir du pain ; je suis forcée d'en manger du bis."

 

1794 - 1795

9 janvier 1794 Alligny-en-Morvan : Les habitants d'Alligny demandent sans succès le rétablissement du culte catholique et le retour de leur curé, Crépey. Celui-ci revient à plusieurs reprises exercer à Alligny, puis se retire à Saulieu chez son frère chez qui il décède le 18/02/1798.

26 janvier 1794 (7 pluviose an II) Bard le Régulier : Antoine-Bernard COMEAU, qui s'est réfugié chez sa fille Françoise-Melchior de MONTCRIF à Bard, dénoncé par l'ex-précepteur de ses enfants, est arrêté chez elle et est emprisonné à Dijon ainsi qu'Antoine-Claude de MONTCRIF, son beau-frère.

28 février 1794 (10 ventôse an II) Liernais : Jean-Baptiste-Nicolas PICHENOT, curé, démissionne de ses fonctions (voir texte de sa lettre de démission)

25 mars 1794 (5 germinal an II) Dijon : Au Théâtre, 1ère de la pièce "Barra, ou la mère républicaine", de la citoyenne femme Villiers.

17 avril 1794 (28 germinal an II) St Martin de la Mer : Inventaire du mobilier de l'église (voir texte de l'inventaire)

18 avril 1794 Alligny-en-Morvan : La municipalité se rend au Temple de la Raison, ou ci-devant église, et y fait l'inventaire des vases sacrés et ornements, qu'elle envoie au district d'Arnay..

12 mai 1794 (2 prairial an II) : Le District d'Arnay reçoit l'arrêté du Comité de Salut Public (présidé par Robespierre) qui stipule que sur les églises sera inscrit "LE PEUPLE FRANCAIS RECONNOIT L'ETRE SUPREME ET L'IMMORTALITE DE L'AME" (voir le texte de l'arrêté)

23-27 juin 1794 (5-9 messidor an II) St Martin de la Mer : vente des biens de la famille Espiard de Mâcon (biens de 2ème origine) répartis en 126 lots. Il y a une vingtaine d'adjudicataires (Jean Bouheret, propriétaire à Cherchilly, Etienne Blanot, Claude Douet, la famille Couhard, François Commaille, ...). Le prix des enchères va de 1000 à plus de 3000 livres. (voir extrait du registre de la vente)


Le château de Mâcon (famille Espiard)

 

6 juillet 1794 (18 messidor an II) St Martin de la Mer : Le Directoire du District d'Arnay fixe les charges locales de la commune pour 1793. (voir texte de la délibération)

28 juillet 1794 (9 thermidor an II) : arrestation de Robespierre (exécuté le 29) Début de la période de la réaction thermidorienne. Les Montagnards, qui avaient fait un grand usage de la guillotine, y passent à leur tour. Fin de la Terreur

29 novembre 1794 (9 frimaire an III) Antoine-Bernard COMEAU, emprisonné à Dijon depuis le 26 janvier 1794, est porté sur la liste des émigrés pour ses domaines de Drévin et Vernotte-en-Varenne, près du Creusot.

23 décembre 1794 (3 nivôse an III) St Martin de la Mer : Le Comité de Salut Public (Paris) a décidé la fabrication d'un million de paires de sabots pour équiper les armées de la République. Louis DARNAY est chargé de compter les arbres et les sabotiers dans les hameaux de la commune
(voir son rapport Un document exceptionnel )

décembre 1794 : l'hiver est particulièrement rigoureux. Du 25 décembre au 28 janvier, il y a, à Paris, 42 jours de gelée consécutifs et la Seine est gelée. Au cours de l'hiver la cavalerie de Pichegru s'empare de la flotte hollandaisa, bloquée par la glace dans les eaux du Zuiderzee. "Le Zuiderzée était gelé, raconte Thiers ; nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glaces, et l'on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces assaillants d'une espèce nouvelle".

16 mai 1795 (27 floréal an III) Arnay-le-Duc : Réclamation signée par un grand nombre d'habitans, après une Assemblée générale, pour s'opposer à la vente de l'église de St Laurent comme bien national ; et demande pressante afin que cet édifice soit au contraire ouvert de nouveau et purifié, pour y célébrer publiquement l'office divin.

17 août 1795 (22 thermidor an III) Arnay-le-Duc : Mise en liberté de toutes les personnes du District d'Arnay, détenues comme suspectes à Dijon, ... de Montcrif, de Bard ; Comeau de Chary, de Brazey ...

1796 - 1797

 

24 février 1796 (5 ventôse an IV) Dijon : naissance du Journal de la Côte d'Or, rédigé par Vivant Carion (né en 1769 à Dijon dans une famille de menuisiers ; ancien élève du collège des Godrans, il est ordonné prêtre constitutionnel en 1792, devient un des dirigeants du nouveau séminaire, puis se marie en 1794 avec une ancienne religieuse).

03 avril 1796 (14 germinal an IV) : Le presbytère de St Martin, délaissé par son titulaire Jean-François RENARD, est adjugé pour une location d'un an àPhilibert Geay pour la somme de 50 livres. (Voir l'acte d'adjudication)

12 mai 1796 (23 floréal an IV) Alligny - La Place : un conflit s'élève entre les habitants de Champcreux et ceux de La Place. Ceux-ci voulaient être "maintenus et gardés dans la propriété, possession et jouissance où ils sont de temps immémorial dans les bois communaux dépendant de la ci-devant châtellenie d'Alligny, notamment du canton de bois communal appelé le Chafaux, contenant environ 15 ou 20 arpents, ainsi que dans les parties de bois ci-devant défrichées et actuellement en terres labourables, et également maintenus dans le droit où ils sont, aussi de temps immémorial, d'y faire paître et pacages leurs bestiaux"
Les habitants de Champcreux refusent de faire droit à ceux de La Place.
Ceux ci, par acte notarié du 23 floréal constituent "pour leurs procureurs généraux, spéciaux et irrévocables Louis et Claude Boidot, leurs concitoyens présents et acceptant, auxquels ils donnent pouvoir de et au nom de tous les habitants dudit hameau de la Place, pourvoir au tribunal civil du département de la Nièvre contre les habitants du hameau de Champcreux, même commune d'Alligny, pour lesdits habitants de la Place être maintenus et gardés
dans le droit où ils sont, aussi de temps immémorial, d'y faire paître et pacager leurs bestiaux."
La justice se déclara en faveur des habitants de la Place.

5 juillet 1796 (17 messidor an IV) Brazey : Antoine-Bernard COMEAU obtient sa radiation de la liste des émigrés.

Octobre 1797 ( vendémiaire an VI) : Jean-Baptiste-Lazare-Pierre ESPIARD de MACON et Sébastien-Joseph COMEAU et leurs enfants émigrés s'installent à Constance.

Semur, ou les tribulations de CARIMANTRANT (oct 1763 - 10 août 1820), curé de Semur pendant 53 ans

14/07/1792 Lors de la fête de la Fédération, Carimantrant prononce un discours enflammé en faveur de la Révolution et contre le despotisme.
18/03/1794 La municipalité fait fermer l'église, et il n'y a plus de messe. Le curé Carimantrant a donné ses lettres de prêtrise (=démissionné)
21/03/1794 Le conseil municipal fait une pétition pour transformer l'église en Temple de la Raison.
01/03/1797 Le curé rétracte son serment et redit la messe à partir du 14/08. L'église reprend du service
10/09/1797 Décret sur le serment de haine à la royauté. Les prêtres de Semur cessent de dire la messe.
08/10/1797 Carimantrant prête le serment de haine et recommence à dire la messe
21/11/1797 Carimantrant rétracte son serment et cesse de dire la messe
20/01/1798 Carimantrant recommence à dire la messe
01/10/1798 L'église de Semur est transformée en temple décadaire. Il n'y a plus de messe.
16/12/1798 Carimantrant recommence à dire la messe dans une des chapelles de l'église-temple.
14/08/1800 L'église de Semur est re-bénie par le curé de St Thibault, et le curé Carimantrant rentre dans tous ses droits de pasteur. "Tout le monde va à la messe"

 

1798 - 1799

1798 Alligny-en-Morvan : Nomination d'un curé "intrus", Claude Bizouard qui reste en fonction jusqu'en 1805

16 novembre 1798 (16 brumaire an VII) Dijon : Jean-Philippe MARET est nommé commissaire du Directoire (= préfet) en Côte d'or

09 novembre 1799 (18 brumaire an VIII) Coup d’état de Napoléon.


Napoléon - Détail d'un camée

Pour la plupart des historiens, cette date marque la fin de la Révolution

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