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Jacques-Jean COLLENOT

Notaire à Moux, homme politique de la Nièvre au début de la Révolution, emprisonné sous la Terreur pour délit de fédéralisme et redevenu notaire sous la réaction thermidorienne


Jacques COLLENOT est un des personnages typiques de la première partie de la Révolution (juillet 1789-juillet 1792), dite "Révolution bourgeoise" : celle de la prise du pouvoir par l'Assemblée nationale, de la nuit du 4 août, de la Déclaration des droits de l'Homme et de la Constitution Civile du Clergé.

Ses acteurs étaient principalement des notaires, des avocats, des prêtres.

Lors de la radicalisation de la Révolution, en juillet 1792, le pouvoir s'échappera de leurs mains au profit de révolutionnaires beaucoup plus durs, les "conventionnels", et beaucoup y laisseront la tête. Voir : Chronologie de la Révolution


Jacques-Jean COLLENOT est né le 15 novembre 1746, à St Martin de la Mer, fils d'André COLLENOT, Marchand-fermier de la seigneurie de Conforgien, né en 1710 et de Barbe MARTENOT DE LA MARTINIERE, née en 1725 (1).

Le parrain et la marraine du petit Jacques-Jean sont Jacques COLLENOT, marchand à Saulieu et Jeanne GENGLAIRE épouse de Clément-Simon MARTENOT de la MARTINIERE, marchand au Maupas, paroisse de Sussey

Il a pour frères et soeurs :

  • Etiennette-Jeanne, née le 02/06/1744 à St Martin de la Mer (+ le 27/12/1761 à 17 ans à Alligny)
  • Nicolas, né le 21/10/1745 à St Martin de la Mer
  • Clément-Antoine, né le 05/08/1748 à St Martin de la Mer
  • Claude, né le 10/07/1749 à Alligny en Morvan
  • Claude, né le 15/11/1751 (+ le 25/03/1752) à St Martin de la Mer
  • Pierrette, née le 30/01/1754 à St Martin de la Mer
  • Vivand, né le 17/11/1755 à St Martin de la Mer
  • Jacquette-Marie-Anne, née vers 1757 à Alligny en Morvan,
  • Claude, né le 10/07/1758 à Alligny en Morvan,
  • et Marguerite née le 18/11/1759 à Alligny en Morvan

    Il semblerait qu'André COLLENOT et sa famille soient venus s'installer à Alligny vers 1757, où André exerce alors l'activité de marchand à Mont, hameau d'Alligny.

    André décède à Alligny, le 22/02/1761, à 49 ans, et sa femme Barbe, également à Alligny, le 31/10/1779, à 54 ans.

Collenot, une lignée de notaires à Moux

En 1779, il y a dans la paroisse de Moux un notaire feudataire nommé Henriot COLLENOT, commissaire au terrier de la baronnie d'Alligny. A ce titre, il fait l'inventaire des biens de la paroisse d'Alligny.

"L'an 1779, le 4 juin, avant midi, au château d'Alligny, par devant le notaire et tabellion royal réservé par Sa Majesté pour la résidence de Moux, commis à la confection du terrier de la terre et baronnie dudit Aligny, soussigné, a comparu en sa personne maître Jean-Baptiste BLANDIN, prêtre curé dudit Aligny, lequel a reconnu, confessé tenir, porter et posséder, comme les ci-devant curés d'Aligny, ... les bâtiments, meix, terres et autres héritages ci-après rapportés et confinés, chargés de leurs charges et redevances ci-après rapportées : ...

signé sur la minute de cette : Blandin confessant, Dupré, Bauzon, et Collenot, notaire royal. Contrôlé à Saulieu le 21 juillet 1779

Signé Henriot COLLENOT, notaire royal."

Collenot, notaire et scribe

Mars 1789, toutes les paroisses du royaume de France rédigent leurs cahier de doléances.
Le 8 mars 1789, Jacques-Jean, 42 ans, "notaire royal de la résidence de Moux" rédige celui de cette paroisse (mention, à la fin du document "Collenot, notaire et scribe").
Source : voir le texte du cahier de doléances.

Une carrière politique prometteuse

12 septembre 1791 : Jacques-Jean (44ans) est élu le conseiller général du district de Château-Chinon et membre titulaire du Directoire du département de la Nièvre.

"... District de Château-Chinon : MM Jean-Marie DUVERNOY, notaire ; [Jacques-]Jean COLLENOT, notaire ; Jean COMTE-ROCHAMBAULT ; JacquesBALANDREAU, notaire
Composition du directoire : MM MORIN, COQUILLE, GUILLIER, JOUSSELIN, CHAPSAL, DUVIQUET, COLLENOT, CABAILLE, membres."

A partir de cette époque, la violence est à l'ordre du jour ; les nobles émigrent, les ecclésiastiques réfractaires sont menacés de déportation ; la guerre avec des puissances étrangères éclate ; le 11 juillet, la patrie est en danger ; dès lors, les séances du département sont permanentes ; toutes les municipalités et tous les districts siègent sans interruption, toutes les gardes nationales sont mises en mouvement."
Source : Paul MEUNIER : La Révolution dans la Nièvre (Paul Meunier le prénomme Jean, mais compte tenu de ce qui suit dans le même livre, il semble évident que Paul Meunier fait ici une erreur de prénom).

"A Nevers, en directoire
Ont signé l'original,
Pour le transmettre à l'histoire,
Jousselin, Guiller, Chapsal,
Duviquier, Morin, Cabaille,
Leblanc, Ballard, Collenot ;
C'est ainsi que l'on travaille
Quand on est méchant et sot."

dans cette chanson de l'époque, qui vise un arrêté du directoire du 23/01/1792, Collenot rime avec sot ...

21 septembre 1792 : Fin de la "révolution bourgeoise", début de la Convention

11 novembre 1792 : Jacques-Jean est élu conseiller général du département de la Nièvre, membre du Directoire.

"En exécution du décret des 19-20 octobre 1792, qui règle le mode d'exécution de celui relatif au renouvellement des corps administratifs et judiciaires, les électeurs du département de la Nièvre s'étaient réunis le 11 novembre 1792 à Decize, et dans l'église St-Aré avaient procédé à l'élection des membres devant composer le conseil général du département.
On nomma comme conseillers généraux : ...; Jacques COLLENOT, notaire, ancien administrateur du conseil ; ... ; Louis RASSE, juge de paix de Montsauche ; ... ; Léonard HOUDAILLE l'ainé, notaire à Lormes ; ...
Le même jour furent élus : président du directoire, Guillaume TOLLET, évêque ...

Louis RASSE (né le 28/10/1743 à Moux) est le beau-frère de Jacques-Jean et le frère de Pierre-Claude-André (voir ci-dessous).

6 décembre 1792, Jacques-Jean (45 ans) est élu directeur (parmi 8 élus)
Source : Paul MEUNIER : La Révolution dans la Nièvre

La Montagne ... et la prison

18 mars 1793 : arrivée dans la Nièvre de COLLOT-d'HERBOIS et LAPLANCHE, représentants de la Convention en mission. Il viennent prêcher la révolution "pure et dure".

avril 1793 : dénonciations et perquisitions diverses. 18 avril à Nevers, autodafé des titres de noblesse et exécution en effigie de DUMOURIEZ...

31 mai 1793 : Les sections de sans-culottes parisiens envahissent la Convention. 2 juin : chute des Girondins. Les Montagnards prennent le pouvoir. A Nevers, ce conflit se traduit par une lutte ouverte entre les administrateurs du département et la "Société populaire" de Nevers de tendance montagnarde. Les évènements du 31 mai avaient singulièrement ému les hommes politiques de la Nièvre : la hardiesse de DAMOURS (Société populaire) s'était accrue ; BALLARD, COLLENOT, DUVIQUET, CHAPSAL, MEUNIER furent persuadés qu'on allait tomber dans l'anarchie. Prêts à résister à l'anarchisme, leur premier mouvement fut de protester auprès de la Convention du comportement de ses représentants.

Les Sociétés populaires

Sociétés locales affiliées au club des Jacobins (qui dispose ainsi de tout un réseau d'informateurs et de relais), dont elles diffusent les mots d'ordre et qui s'emploient à faire appliquer la politique de la Montagne

" ... instruire des opérations de la Convention nationale et concourir au maintien de la liberté et de l'égalité " Société Populaire de Champlemy.

Elles ont un rôle administratif et policier, elles interviennent dans les affaires municipales, désignent ceux qui paraissent les plus dignes des charges publiques, contrôlent la garde nationale, délivrent des certificats de civisme, contrôlent, dénoncent et font incarcérer le cas échéant les adversaires réels ou supposés, partisans de l'ancien régime, réfractaires, aristocrates, accapareurs, etc

 

15 juin 1793 : Les administrateurs du département envoient à la Convention un courrier dénonçant le comportement de ses représentants. Luttes d'influence entre modérés et durs. La presse de Paris s'empare des incidents de Nevers et représente le pays comme en pleine insurrection, ayant à sa tête une administration en état de conspiration permanente contre l'ordre des choses établi. (Moins d'une soixantaine d'administrations départementales protestent contre le coup de force parisien).

11 juillet 1793 : FORESTIER, représentant de la Convention arrive à Nevers et réunit le conseil du département, avec tous les corps constitués de la ville, et demande des explications sur les protestations émises sur la conduite de COLLOT-d'HERBOIS et LAPLANCHE. L'assemblée répond unanimement "que ces commissaires s'étaient montrés en vrais amis du peuple ; qu'ils avaient fait trembler l'aristocratie et le royalisme ; que toutes les fois qu'ils se retiraient à leur auberge, ils étaient accompagnés par une foule immense de citoyens qui les comblaient de bénédictions"

FORESTIER interpelle ensuite les assistants sur le cas de COLLENOT, membre du directoire du département, et sur le cas de DUVIQUET. On lui répond, d'après le procès-verbal de la séance, "que ces individus étaient, avec BALLARD, tous les trois coalisés contre la Société Populaire qu'ils avaient constamment tourmentée".

En présence de ce voeu "de la commune de Nevers et de la Société Populaire", FORESTIER destitue séance tenante COLLENOT et DUVIQUET. Au sujet de BALLARD, "le procureur-syndic de la Nièvre n'est pas coupable, il n'est qu'égaré ... quand on est bon père et bon époux, on doit être bon citoyen".

COLLOT-d'HERBOIS ne semble pas être du même avis et répond : "Le procureur-syndic de la Nièvre est connu depuis longtemps pour un modéré et un ami de l'aristocratie ; c'est lui qui est la cause de l'insouciance liberticide de tous les citoyens du département".

On reproche à COLLENOT, DUVIQUET et MEUNIER d'avoir adhéré "à l'adresse aristocratique faite au Roi et à l'Assemblée Législative par l'administration de la Nièvre sur les évènements du 20 juin 1792", adresse en date du 4 juillet 1792, par laquelle l'administration s'élevait contre tous coups de force ayant pour résultat d'amoindrir l'autorité du roi et de porter atteinte à l'indépendance des représentants du peuple.

"La Nièvre, où la première génération révolutionnaire détient encore une partie du pouvoir public, sera, dès les premiers jours de la Convention, dénoncée à celle-ci comme un foyer de fédéralisme. Pour donner le change aux populations du Nivernais, habituées à recevoir le mot d'ordre de Paris, et leur rendre odieux leurs anciens administrateurs, il suffira aux commissaires de la Convention de traiter tous opposants de riches égoïstes, de fédéralistes, de gens atteints de modérantisme, d'accapareurs et d'aristocrates, et la majorité des électeurs nivernais sera prête à prendre le collier de force des maîtres qui se présenteront comme de définitifs libérateurs."

A cette époque de la Révolution, c'est à dire en pleine Terreur, il en fallait beaucoup moins que cela pour se retrouver sur la guillotine...

Jacques-Jean est emprisonné.

Au cour d'un procès public à Nevers, il voulut établir la fausseté des différents chefs d'accusation portés contre lui et qui avaient servi de motifs à sa destitution. On lui opposa l'avis de la Société Populaire.

FOUCHE (le futur duc d'Otrante) interroge DAMOURS et la députation de la Société sur les motifs de cet avis. DAMOURS répond "qu'il n'a pas à rendre compte de ces motifs ; mais BONNEROT et GUYON déclarent que COLLENOT est fier et hautain ; qu'il a toujours mal reçu les députés de la Société Populaire ; qu'il a dans toutes les circonstances, protégé les aristocrates ; qu'enfin c'est un fédéraliste."

COLLENOT voulant répliquer, GUYON interpelle les tribunes et le public répond : "c'est vrai." Les plus violents murmures, dit le procès-verbal, suivirent cette réponse. Sur quoi le représentant FOUCHE, voyant que cette affaire ne pouvait se décider en ce moment, l'ajourne.

Septembre 1793 : Philibert BALLARD et Jacques-Jean COLLENOT sont toujours en prison.

La citoyenne BALLARD demande à FOUCHE l'élargissement de son mari. Le conseil général de la commune répond sur la pétition qu'il n'y avait pas lieu de délibérer puisque la Convention avait ordonné l'incarcération des personnes destituées. On venait d'ailleurs de guillotiner les Girondins et parmi eux le Nivernais FAUCHET ; le moment était mal choisi pour espérer un acte de justice quelconque en faveur des emprisonnés.

Jacques-Jean a 46 ans.

En route vers la guillotine ?

22 avril 1794 : Une "assemblée populaire" présidée par Noël POINTE "représentant du peuple est réunie au Temple de la Raison de Nevers. Elle va décider du sort de Jacques COLLENOT et de 155 autres détenus.

L'assemblée est consultée sur la conduite de l'accusé. Les faits suivants lui sont reprochés :

  • "toutes les fois que la société populaire paroissoit en députation à l'administration du département, il affectoit une humeur qui prouvoit son mécontentement et s'opposoit à ce qu'elles fussent entendues ;
  • qu'il avoit signé l'adresse au tyran [Louis XVI] sur les évènements du 20 juin ;
  • qu'il avoit pareillement signé celle faite à la Convention nationale pour en demander la mort [de Louis XVI] ;
  • et qu'il avoit soutenu avec chaleur l'adresse faite à la Convention nationale sur les évènements du 31 mai ; mais qu'elle tendoit au fédéralisme;
  • qu'en sa qualité d'administrateur, il avoit favorisé le fanatisme, tandis qu'il négligeoit les affaires des patriotes ;
  • qu'un jour il avoit dit à un membre d'une députation de la société populaire : vous êtes un tas d'anarchistes et de vociférateurs qui ne venez au département que pour me faire égorger;
  • qu'il avoit en outre blâmé la conduite d'un patriote qui avoit fait incarcérer un aristocrate, d'après les ordres d'un Représentant ;
  • qu'il avoit mal reçu au département des défenseurs de la Patrie qui venoient réclamer des routes, et qu'il avoit attenté à la vie d'un patriote de la société.

Il a cependant été rapporté qu'au commencement de la révolution, il s'étoit montré dans les bons principes." Source : BNF voir le texte du procès verbal.

Le jugement est rendu après trois jours d'audience continue : 98 détenus sont libérés. Jacques COLLENOT reste incarcéré

Sauvé par la réaction thermidorienne - retour à la case départ


La maison de Jacques-Jean COLLENOT à Bize, hameau deMoux (hypothèse non vérifiée)

28 juillet 1794 (9 thermidor) : arrestation de Robespierre (exécuté le 29) Début de la période de la réaction thermidorienne. Les Montagnards, qui avaient fait un grand usage de la guillotine, y passent à leur tour. Collot-d'Herbois en réchappe mais il est exilé le 26 mai 1795 en Guyane où il mourra le 8 juin 1796.

Il est très probable que Jacques COLLENOT ait recouvré la liberté à l'occasion de ce changement de pouvoir. Les noms de Collenot et de Ballard réapparaissent dans la liste des membres du Directoire du département. Jacques-Jean rentre à Moux.

De 1795 à 1797, Jacques-Jean est maire de Moux (source : Mairie)

"Collenot était notaire à Moux quand la révolution en fit un homme politique. Il appartenait à cette génération d'hommes instruits et actifs des premières années de la République. Il avait épousé la fille d'un officier, Martenot de la Martinière, imbue d'idées girondines et femme d'un grand mérite. Elle se distinguait de ces jeunes femmes du temps de la Révolution et de l'Empire, constamment séparées de leur maris par la guerre ou l'émigration et dont le commerce à dater de 1792 n'était plus pour les hommes, à qui la plupart se donnèrent sans retenue, qu'un sujet de distraction. Après la Révolution, Collenot, les mains très nettes, rentra modestement dans son étude où son fils lui succéda."
Source : Paul MEUNIER, "La Révolution dans la Nièvre"

1814 : Jacques-Jean est notaire impérial à Moux.

Décès : date inconnue.


Conjoint : Jacques-Jean COLLENOT a épousé Antoinette RASSE,

Antoinette est la fille de Joseph RASSE et de Pierrette BROCHOT. Elle est la soeur de Pierre-André-Claude (1758 - 1832), curé, gendarme et maquisard, héros local très populaire décoré par Napoléon le 16/03/1815 au début des Cent-Jours.
voir l'histoire étonnante de Pierre-André-Claude

La famille RASSE est alors une famille de marchands venus du Luxembourg dans la première moitié du XVIIIe siècle et installés à Moux.

Enfants : Jacques COLLENOT a eu au moins 6 enfants :

  • Marguerite, née à Moux en 1765, décédée à Moux le 9 juillet 1816, à 51 ans ;
  • Reine-Alexandrine, née à Moux le 12/04/1777. Son parrain est Alexandre BROCHOT-DUBREUIL, avocat à la Cour ; sa marraine Dlle Reine (cadette) RASSE.
  • Joseph-Alexandre, né à Moux en 1779. Il épousera Elisabette-Cécile JACQUIN - Il sera Notaire impérial à Précy-sous-Thil en 1811,
  • Jean, né vers 1780, décédé à Moux le 17/03/1784.
  • Louis, né à Moux le 16/05/1782,
  • Claude-Pierre, né à Moux le 17/10/1785 - Pierre-Claude-André RASSE est son parrain - Il devient Avocat à Bize (Moux) et épouse Jeanne-Marie-Françoise RASSE.

    Petits-enfants :

  • Joseph-Alexandre, fils de Claude-Pierre, né à Moux le 27/09/1813.
  • Jean-Jacques, fils de Joseph-Alexandre, né à Moux le 21/01/1814 - Jean-Jacques fait ses études au Collège de Semur, obtient le baccalauréat en Lettres, puis fait des études de droit à Paris et Dijon. Il reprend l'étude paternelle en 1840. Après le décès brutal de sa jeune femme en 1848, il vend son étude et se consacre à l'éducation de sa fille unique. Passionné d'histoire naturelle et de géologie, il se livre à l'étude de l'Auxois. Les collections qu'il a pu réunir avec ses émules (Bréon, Bochard son gendre) conduisent à la fondation des salles de géologie et d'histoire naturelle du Musée municipal de Semur en Auxois en 1866. Il est membre fondateur de la première société des sciences de Semur en février 1842. Il s'engage politiquement du côté de Fourier et du phalanstérisme. En mai 1848, il est nommé sous-commissaire du gouvernement provisoire dans l'arrondissement de Semur, et remplace le sous-préfet jusqu'en août 1848.
    La rue de Semur où est situé le musée municipal porte son nom.
  • Victoire-Claudine, fille de Claude-Pierre, née à Moux le 26/11/1826.

 

 

(1) Extrait de "Titres anoblissements et pairies de la Restauration 1814-1830 Tome V - Vte A. Révérend :
MARTENOT de la MARTINIERE - Maintenue de noblesse par lettres patentes du 31/07/1821 en faveur de Jean-Baptiste-Marie MARTENOT de la MARTINIERE, lieutenant de gendarmerie, avec règlement d'armoiries : d'azur semé de besans d'argent au lion rampant de mesme brochant sur le tout.
Jean-Baptiste MARTENOT dit de la MARTINIERE, avocat au Parlement, résidant à Autun, épousa Marguerite-Sophie CAILLERY dont au moins un fils, qui suit ;
Jean-Baptiste-Marie MARTENOT de la MARTINIERE, capitaine commandant de gendarmerie (1825) - Légion d'honneur - Né à Sussey (21) le 29/09/1783.

 

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