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Date : 15/07/1786
Commentaire : Les années qui ont précédé la Révolution sont marquées par une "réaction seigneuriale". La noblesse voit son pouvoir d'achat s'effriter avec l'inflation et elle réagit à cette situation en augmentant la pression fiscale.La première étape consiste en une mise à jour des inventaires des contribuables. Cela passe par la rénovation des "terriers", ces documents dans lesquels les seigneurs inventorient les terres et les impositions (cens) dues par les propriétaires.En juillet 1786 la rénovation du terrier du Duc de Nevers concerne donc tous les propriétaires de St Martin, y compris la paroisse. Le Curé Renard doit donc faire l'inventaire de ses biens.Cette "réaction seigneuriale" sera une des causes reconnues de la Révolution  
Acte de reconnaissance au terrier du duc de Nevers des biens de la paroisse de St Martin de la Mer.
Auteur : Jean HERARD, notaire à Vésigneux
Réf : iss17860715

Reconnoissance faite au terrier de la Châtellenie de Liernais pour Me Claude François Renard, le 15 juillet 1786

Aujourd’huy, quinzième jour du mois de juillet de l’an mil sept cent quatre vingt six, au lieu et en la Maison Curialle de Saint Martin de la Mer, par devant nous Jean Pierre Hérard notaire royal au bailliage et ressort de Saint Pierre le Moutier, jugé soussigné, avec les témoins cy bas nommés, en la résidence de Vézigneux paroisse de Saint Martin du Puits, demeurant audit Saint Martin du Puits, commissaire aux droits seigneuriaux, député et commis en cette part pour la confection du nouveau papier terrier de la Châtellenie de Liernais, par lettres patentes du Roy obtenües en conséquence en la Chancellerie du Palais à Paris le neuf mars mil sept cent soixante onze, bien et düement scellées et signées Vialatte et Sallier, et par lettres d’attache et sentence d’enregistrement et celles dudit Baillage Royal et siège présidial dudit Saint Pierre le Moutier, ce dix sept avril de la même année 1771, aussy bien et düement scellée et signée Parin greffier et Bertheault commis, et dont le tout a été publié et affiché aux lieux compétens, ainsy qu’il appert par les actes de proclamation qui en ont été fait en conséquence, lesquels sont rapportés et transcrits avec lesdites lettres, en teste du présent terrier, pour y avoir recours si besoin en est.

Fut présent Maître Claude François Renard, prestre curé de la paroisse dudit Saint Martin de la Mer, lequel en sa qualité de Curé, de son bon gré et volonté a reconnu et confessé, comme par ces présentes reconnoit et confesse tenir porter et posséder à titre de cens, ledit cens et portant tout droit seigneuriaux suivant la générale coutume du Pays et Duché de Nivernois de Très haut et très puissant Monseigneur Louis Jules Barbon Mazarini Mancini, Duc de Nivernois et Doziois, Pair de Grand d’Espagne de la première Classe, Prince du Saint Empire, Lieutenant Général de Duché de Lorraine et de Bar, Noble Vénicien, Baron Romain, l’un des quarante de l’Académie françoise et de celle des Belles Lettres, etc ledit Seigneur absent, Maître Jean Laureau, Procureur fiscal de ladite Châtellenie, demeurant à Saulieu, à ce présent stipulant ac... pour et au nom de mondit Seigneur, en vertu de son pouvoir ad hoc, datté du quinze juillet mil sept cent quatre vingt un, les bastiments et héritages cy après rapportés et confirmés comme s’en suit :

Premièrement de biens appartenant à la Cure dudit Saint Martin de la Mer, cy devant reconnus aux terriers anciens de ladite Chatellenie, devant Garnier Notaire Royal en mil six cent soixante quinze par Mtre Sébastien Champeau, curé alors de ladite paroisse, le premier janvier en ladite année, art 3817, lobjet qui est ennoncé et indiqué audit article.

Et de bien aussy reconnu au profit de ladite Chatellenie par Etienne Serpillon et autres le treize décembre mil six cent soixante treize, speciffiee à l’article 3011 dudit ancien terrier ; les héritages que comprennent cet article, aisy que ceux cy apprès ennoncés, ont été auparavant reconnus au profit de ladite Chatellenie devant Donet et Gillot Notaires Royeaux en 1609.

Art 1er

La Maison presbitérale de ladite paroisse bâtie depuis environ douze à treize ans, consistant en deux chambres de maître avec chacune leur cabinet ; les deux chambres séparées par un salon duquel on va au jardin, construit entre le levant et le midy dudit presbiter, dans lequel est aussy une cuisine, cave dessous et grenier regnant sur le tout, qui est couverte en tuilles ; une cour par devant, où sont deux corps de bastiment, l’un au nord composé d’un fourni et petites étables ; et l’autre au couchant, d’une grange et d’une écurie, nouvellement construites par ledit Sieur Curé ; ledit jardin contenant trente cinq perches /: ou 3 quarts de journal quatre perches un quart :/ de vingt deux pieds de Roy, le tout construit sur un champ appelé le Courtil au Moutier, qui fut de la continance d’un journal suivant ledit article 3011 dudit ancien Terrier Garnier qui fut Serpillon /: à observer que ledit Champ du Courtil au Moutier passa en toute propriété audit Sébastien Champeau, quinti pénultième Curé dudit Saint Martin, qui en disposa par testament du 17 juin 1717 en faveur de la fabrique dudit Saint Martin, devant Morot Notaire à Saulieu, bien et düement controllé et en forme :/ et encore sur une haste de terre, d’un quart de journal à chenevière qui appartenoit à ladite Cure, suivant ledit article 3817 dudit ancien Terrier Garnier.

Lequel Champ du Courtil au Moustier, suivant ce qui vient d’être dit, était passé en toute propriété à ladite fabrique : le sieur Pierre Antoine Mathey, dernier Curé dudit Saint Martin, sous l’agrément de Mgr l’Intendant de Moulins, et du consentement des fabriciens et notables de ladite paroisse, prit ce Courtil au Moutier à titre d’échange, contre l’ancien enclos et emplacement de l’ancienne Maison Curiale, qu’il donna à ce titre à la fabrique qui était entièrement en ruine, et en terrain moins sain pour rebâtir ; les conditions de cet échange furent que les six deniers du Courtil au Moustier se trouve grevé envers ledit Seigneur Duc furent transférés sur ledit Enclos, et demeureront a la venir à la charge de ladite fabrique ainsy quelle la reconnu au présent terrier.

Le tout joignant les fontaines du Village et le pré cy après immédiatement déclaré, d’orient ; la terre de Nicolas Imbert haye vive entre deux de midy ; autre terre dudit Imbert de couchant et ensuite un peu de midy aussy plan vif entre deux ; la terre appelée l’Ouche du Cimetier appartenant à ladite Cure a cause de l’échange qu’elle vient de faire avec Madame Laligant par acte reçu du Juré soussigné le quinze may dernier, bien et düement controllé, jusinné et en forme haye vive entre deux aussy de couchant ; et ledit Cimetière de l’Eglise dudit Saint Martin de septentrion.

Art 2 Sous la charge d’un denier à cause dudit art 3017. Comme article est chargé d’une fondation de deux messes annuelles en Lavant de chaquannés : donnés par Mongeotte fille de Sopin Jeay, par acte reçu Savotte notaire nre en 1359. Cotté 5

Art 2

Plus des biens de ladite Cure, reconnus comme dessus par ledit Sieur Champeau, art 3803... Un pré situé audit finage appellé le Pré Morétin ou Morelia, contenant soixante treize perches suivant l’arpentage général qui vient d’en être fait, entouré de plan vif, et dans lequel il y a une pecherie ; déclarant ledit Sieur reconnoissant que ledit pré est grevé d’une fondation de deux messes annuelles qui doivent se dire pendant lavant par acte qu’il nous a exhibé et retiré, reçu Savotte Nre en 1359. Cotté 5.

Joignant la Prairie de Saint Martin d’un long d’orient, ensuite d’un bout de midy ; la terre de Mons de Mâcon, celle dudit Imbert et le jardin de ladite Cure cydevant déclarés d’autres longs de couchant ; lesdites fontaines dudit Saint Martin dautre bout de septentrion, et le Pré de la Barbe de la fabrique dudit Saint Martin aussy de septentrion inclinant au levant, plan vif entre deux.

Sous la charge seigneuriale de deux sols de cens

Observation pour le journal. Est à observer que la parcelle dont il est cy question est de vingt deux pieds de Roy de longueur ; qu’il faut cent de ces mêmes perches quarées pour larpent royal, et quil en faut quarante cinq pour le petit journal, qui équivalent à 240 de 9 pieds et demi de Bourgogne, valeur du petit journal.

Art 3

Plus des biens de Dimanche et Jean Regnault, art 848 et de ceux de Jean Ronssin pour la moitié de larticle 3604. Une ouche située audit Saint Martin appelée l’Ouche devant le Cimetière, contenant trente une perches. Laquelle ouche ledit Sieur Curé Renard nous auroit déclaré qu’ayant fait échange avec Madame Laligant, par acte cy dessus datté, par devant le Juré soussigné qu’il auroit donné à ladite Dame audit titre d’eschange, un champ appelé l’Aprêchement, qui est chargé par fondation de deux messes annuelles pour Pétronille Pernet suivant, et comme il appert par l’acte reçu Garin Notaire, du mois d’août 1384 qu’il nous a exhibé, et par lui retiré, cotté 12. Ledit Sieur Curé demeurant chargé d’acquitter ces deux messes, il a transféré cette fondation sur ladite Ouche devant le Cimetière qu’il a eu par ledit échange de ladite Madame Laligant.

Joignant ladite ouche, la cour et grange cydessus déclarés, et ledit jardin de levant ; la terre et maison dudit Nicolas Imbert plan vif entre deux de midy ; le chemin de La Mer allant de l’Eglise dudit Saint Martin de couchant ; celuy du village allant à ladite Cure de septentrion, ladite ouche entourée de plans vifs et de murs de toutes parts, et dans l’enceinte des confins il y a des magnes.

Sous la charge de sept deniers de cens

Art 4

Plus des biens de Jean Couroy Ecuyer, pour le tiers de quatre soitures énoncées en larticle 3603 dudit Terrier Garnier : le pré que cet article comprend a passé pour portion entre les mains des curés dudit Saint Martin par acte reçu Morot notaire à Saulieu du 1er avril 1721 pour fondation faite à la Cure par Mre Philibert Espiard Ecuyer Seigneur de Mâcon, à la charge et condition de la Bénédiction du très Saint Sacrement qui se donne tous les premiers dimanches du mois de chaque mois de l’année.

Un pré situé audit Saint Martin, appellé le Pré de la Barbe, contenant perches ; joignant le Pré de la Meloisette à la fabrique dudit Saint Martin d’orient ; autre pré à ladite fabrique, appelé aussy le Pré de la Barbe, d’un long de midy ; l’église de Saint Martin d’autre bout de couchant, et le pré de même nom de la Barbe dudit Sieur Couhard, plan vif entre deux d’autre long de septentrion ; le surplus des dites quatre soitures cy dessus énnoncées est possédée par la fabrique dudit Saint Martin pour un sixième, et par le Sieur Couhard à cause de son Pré de la Barbe pour le surplus.

Sous la charge de trois deniers de cens.

Art 5

Plus des mêmes biens de la dite Cure, qui furent reconnus audit ancien Terrier Garnier par le dit Sieur Champeau ancien Curé dudit Saint Martin, article 3802, et 3812... Un pré situé aussy au finage de Saint Martin appelé le Pré Champlot contenant suivant ledit arpentage la quantité de quatre vingt six perches, entouré de hayes vives ; lequel pré suivant la déclaration dudit Sieur Curé est chargé de trois messes annuelles, par fondation faite par Guillotte Mugot comme il la fait apparoir par acte reçu Savotte Notaire le jeudy après sainte Luce dan 1349 qu’il a exhibé et retiré. Cotté 3 et 34 article 5.

Joignant le Grand Pré, l’hâte de pré de la prairie de Monsr de Mâcon d’orient et midy ; autre hate de pré de ladite Cure en ladite prairie aussy de midi ; les terres des ouches des Gands dudit Seigneur de Mâcon, et du sieur Curé acause de l’échange qu’il a fait avec ledit Sr Couhard, de couchant ; et le Chemin allant dudit Saint Martin audit Mâcon et à Saulieu de septentrion.

Sous la charge d’un sols deux deniers.

Art 6

Plus des mêmes biens reconnus par ledit Sieur Champeau Curé, art 3801 et 3806… Un pré situé en ladite Prairie de Saint Martin apellé la Mouïlle de Viange, contenant suivant larpentage que dessus, la quantité de trois arpens cinquante une perches et demie …. Joignant l’hate de pré des héritiers Jean Lhomme de midy, et du Sieur Donet de d’orient ; autre haste de pré desdits héritiers Jean Lhomme de midy de couchant et encore de midy ; l’hate de pré de ladite Dame de Mâcon, et autres desdits héritiers Lhomme, de couchant, et de couchant tournant au septentrion ruisseau entre deux en partie ; l’hate de trois andains cy après immédiattement déclarés de septentrion ruisseau entre deux ; l’hate de pré de Jacques Regnaut et des héritiers Philibert Geay ruisseau entre deux de septentrion.

Sous la charge de trois sols sept deniers.

Art 7

Plus des memes biens reconnus par ledit M Sébastien Champeau, art 3805 et 3806… La moitié de trois andains de pré qui fait un andin et demi, et la moitié d’un andin et demi, qui vaut trois quarts d’andin, et en tout deux andins un quart ; situés en ladite Prairie de Saint Martin, ou Renaude, dont lautre moitié desdits trois andins appartiennent à Jacques Regnault et aux héritiers de Philibert Geay ; lesdits deux andins et un quart ; …… joignant l’haste de pré de la prairie des dits Regnault et Geay d’un long d’orient ; ledit Pré de la Prairie ou de la Mouïlle de Viange cy dessus immédiatement confiné ruisseau entre deux d’un bout de midy ; celle des héritiers Jean Lhomme d’autre bout de couchant ; et la terre appelée le Champ des Theureaux ou Torès de Mr de Mâcon haye vive entre deux d’autre bout de septentrion.

Lequel pré a été remis à la Cure dudit Saint Martin par Hugue Grotat Curé dudit lieu, qui le tenait de Clémence, femme de Jean Regnault de Conforgien, par acte reçu Girard l’an 1391. Cotté N° 13, et est

Sous la charge seigneuriale de deux deniers.

Art 8

Plus des biens de Léonard Ronssin, par luy reconnus audit ancien Terrier Garnier, art 2986…. Un pré situé au finage dudit Saint Martin, appellé le Casson, contenant suivant larpentage que dessus la quantité de quatre vingt huit perches, entouré de hayes vives.

Lequel pré, suivant la déclaration dudit Sieur Curé Renard, a passé à ladite Cure, par acte consenti par Philibert Espiard Ecuyer Seigneur de Mâcon, reçu Morot Nre à Saulieu le premier avril mil sept cent vingt un, pour fondation à la charge de la Bénédiction du Très Saint Sacrement qui se donne tous les premiers dimanches du mois de l’année aperpétuité.

Joignant ledit pré, le Champ du Vizien du Sieur Couhard d’orient ; le Pré du Rovas de Mr de Mâcon et des Regnault de Conforgien de midy ; le Patureau des Vernets dudit Sieur de Mâcon d’un long de couchant et de septentrion son bois et patureau des Chatelos inclinant en orient.

Sous la charge d’un sol.

Art 9

Plus des mêmes biens aussi reconnus audit ancien Terrier Garnier par Mre Sébastien Champeau, art 3804 et 3834…. Un pré situé audit finage de Saint Martin appellé le Pré Barrin de quatre soitures a prendre enseluy qui est de plus grande contenüe, étant de trois arpens vingt perches ; le surplus des dites quatre soitures est porté audit Sieur reconnoissant ; a cause de son terrier du dernier Xbre mil cinq cent cinquante un, émanant du Terrier de Conforgien, et non de la mouvance de Mondit Seigneur le Duc de Nivernois.

Lesquelles quatre soitures sont chargées de quatre messes à cause de fondations sur un pré appellé Pré-long ou Pralon faite par Odet Petit en faveur des Sieurs Curés de Saint Martin, par acte reçu P. Brulé Notre le samedy après la Nativité Notre Dame, l’an mil quatre cent un ; lequel Pré-long fut échangé devant Lalligant Notre à Saulieu, le 28 avril mil six cent soixante deux, par Mtre Hugue de Courte-Epée prêtre Curé dudit Saint Martin ; lequel donna en contr-échange audit Sieur Curé deux soitures de pré audit Pré Barrin, qui maintenant demeurent chargées de quatre messes qui étaient affectées sur ledit Pré-long ; et l’autre partie desdites quatre soitures est aussy chargée d’un Libera, chaque dimanche avant la grand messe pour les Ronssin, fondé par acte reçu Coquille Notaire le quatorze avril mil cinq cent soixante sept.

Joignant ledit pré, la Terre de l’Echeneau de Mr de Mâcon haye vive entre deux d’orient, la Chaintre de la Planche encore d’orient inclinant de midy ; le surplus dudit pré porté au Sieur reconnoissant de sondit Terrier encore de midy ; couchant ; le pré des Barin de Martin de Puits de couchant et ensuitte de midy ; le Champ du Grand Vezien du sieur Couhard de septentrion et de couchant ; et le Pré de l’Echeneau de François Charles encore d’un bout de septentrion.

Sous la charge de quatre sols deux deniers.

Art 10

Plus des mêmes biens reconnus audit ancien Terrier par ledit Me Sébastien Champeau art 3810… Une pièce de terre assise audit finage, appellé le Champ de la Liotte, où il y a des prés, contenant suivant larpentage que dessus la quantité d’un arpent soixante et dix perches, entourée de hayes vives : laquelle a été donnée, à ce que l’on croit, à ladite église, par testament de Nicole veuve Huguenin La Moignon, pour avoir part aux prières de l’Eglise, ainsy qu’il appert par ledit testament signé Miche, le vingt janvier mil quatre cent neuf, que ledis Sieur Curé nous auroit exibé et par lui retiré , cotté 16.

La dite pièce joignant le Chemin de Saint Martin à Saulieu d’orient ; de patureau des Chatellos de Mr de Mâcon de midy ; autre patureau en pré et buisson dudit Sieur de Mâcon, appellé le Vernet, de couchant ; et un chemin de Saint Martin allant aux bois dudit lieu, plan vif entre deux de septentrion.

Sous la charge d’un sol de cens.

Art 11

Plus des mêmes biens reconnus audit ancien Terrier par ledit Me Champeau art 3811… Et de ceux de Léonard Ronssin. Art 3003. Une autre pièce de terre assise audit finage de Saint Martin, appellée le Champ de la Barre de la Vaule, contenant suivant ledit arpentage, la quantité de deux arpents cinquante six perches : laquelle pièce de terre est aussy présumée avoir été donnée à ladite Eglise de Saint Martin, par le testament de Nicole veuve Huguenin La Moignon, datté en larticle cydessus imédiatement, pour avoir part aux prières de l’Eglise.

Ledit champ joignant les terres de Mr de Mâcon d’un long de levant ; la terre de la Barre, de François et Pierrette Charles, François Ronssin et dudit Sieur de Mâcon, inclinant au couchant et ensuite de midy ; le Bois des Issards à ladite Cure, le chemin de Saint Martin à Saulieu passant par les Issards entre deux, de couchant inclinant au midy, et ensuite de septentrion inclinant au couchant ; et le Champepis sur la Chaume de la Garêlle de septentrion inclinant à l’orient.

Sous la charge de six deniers.

Art 12

Plus des biens de la dite Cure, qui furent omis dans le Terrier Garnier de 1675… Une haste de pré en la Prée de Saint Martin, vers Champlot, contenant suivant larpentage que dessus, la quantité de vingt quatre perches, sur laquelle haste est une fondation faite par Guillotte Mugot pour avoir part aux prières du prône, par acte reçu Savotte Notaire, le jeudy après Sainte Luce d’an treize cent quarante neuf, cotté 3 et 34 des titres de ladite Cure.

Joignant d’un long de levant en tournant au midy, au pré de Mr de Mâcon, et celuy des héritiers Jean Dupuits ; l’un des prés dudit Sr de Mâcon d’un bout de midy inclinant au couchant ; le pré de même nom de Nicolas Regnault, d’autre long en tournant de couchant ; le Pré de Champlot de ladite Cure cydessus reconnu , art 5 dautre bout, plan vif entre deux de septentrion.

Sous la charge d’un denier.

Art 13

Plus des biens de ladite Cure reconnus audit ancien Terrier Garnier par ledit Me Sébastien Champeau art 3813… Une pièce de terre assise audit finage de Saint Martin, appellé le Champ Droin, contenant suivant l’arpentage que dessus, la quantité de trente six perches ; laquelle pièce est aussy présumée avoir appartenüe à ladite Nicole veuve Huguenin La Moignon, et avoir été donnée par elle à ladite Eglise, pour avoir part aux prières qui si disent, par sondit testament du 27 janvier 1409, cotté 16 dans l’inventaire antérieur de ladite Cure : joignant le chemin de La Mer à Saint Martin d’un bout d’orient ; la terre de même nom de Jean Lhomme, Philippe Berger et François Charles, judivise entr’eux d’un long de midy ; la terre des héritiers Jean Dupuits appellé la Terre du Bas Dessus, haye vive entre deux, d’autre bout de couchant ; et le Champ du Cloiseau des héritiers Bretou, les Dupuits et autres, hayes vives entre deux, d’autre long de septentrion.

Sous la charge de deux deniers.

Art 14

Plus des mêmes biens reconnus par ledit Sieur Champeau art 3814… Une terre assise audit finage, au lieu appellé Champ Gateau, contenant suivant l’arpentage que dessus la quantité de vingt cinq perches et qui est énoncé pour un journal audit article, ladite pièce faite en forme de triangle : laquelle pièce est aussy présumée faire partie des fonds donnés à ladite Eglise par ledit testament énoncé et datté en l’article 11 de la présente reconnoissance : joignant le chemin ledit chemin allant dudit Saint Martin à La Mer, d’orient ; la terre de Champ Gateau de la Dame Lalligant à cet endroit divisée du présent article de midy, et encore a la dite terre de même nom de ladite Dame Lalligant de couchant inclinant au septentrion ; et par la pointe à l’ouche de la Veuve Collenot plan vif entre deux de septentrion.

Sous la charge de deux deniers.

Art 15

Plus des biens de ladite Cure reconnus audit ancien Terrier Garnier art 3815, 3836, 3839 et 3840. Et de ceux de Claude Jai art 2859. Une autre pièce de terre assise audit finage de Saint Martin, appellée actuellement Grande Cheintre, autrefois La Maladère, et Champ de la Croix, contenant suivant l’arpentage que dessus, la quantité de deux arpents cinquante une perches. Laquelle pièce de terre est aussy présumée faire partie des fonds donnés à la dite Eglise, par testament de ladite Nicole veuve Lamoignon, et aux mêmes fins cy dessus datté art 11 de la présente reconnoissance, sauf l’article 2859.

Joignant la Terre de la Grande Chaintre des héritiers Ronssin d’un long du levant ; ensuite de midy, et encore de levant ; le grand chemin de Mâcon et de Champrin à La Mer d’un bout de midy ; la terre de même nom de ladite Dame Laligant de couchant, ensuite d’un long le chemin de La Mer à Saint [Martin] d’un bout de couchant ; la terre de la Veuve Maugras de septentrion et de couchant et ensuitte de midy, ledit chemin de La Mer à Saint Martin de couchant ; la terre appelée le Champ Latienne, et celle de la Grande Cheintre de Mr de Mâcon haye vive entre deux de septentrion, qui fut Lazare Champard.

Sous la charge d’un sol huit deniers.

Art 16

Plus des mêmes biens de ladite Cure reconnus audit Terrier art 3816. Une pièce de terre audit lieu et finage, près de la Croix de la Mer, appellée le Journal de la Croix, contenant suivant ledit aprentage, la quantité de soixante et dix perches : laquelle pièce a été donnée aux Curés dudit Saint Martin par Emiland Genotte laboureur à La Mer en 1610 à la charge d’un répond pour les trépassés qui sera chanté sur sa tombe tous les dimanches de lannée avant la messe, ainsy qu’il enc... par le Registre des baptêmes et de sépulture de 1610, qui nous a été produit et retiré par ledit Sieur Curé. Joignant ledit chemin de La Mer à Champrin, d’orient inclinant au midy ; le chemin d’Aligni à Toisi et la dite croix d’un bout en pointe de midy ; ledit chemin allant dudit lieu de La Mer audit Saint Martin de couchant ; et la Terre de la Grande Cheintre de ladite Dame Laligant rappellée au précédent article de septentrion.

Sous la charge de dix deniers.

Art 17

Plus des mêmes biens de ladite Cure qui fut omis dans ledit ancien Terrier. Une autre pièce de terre assise audit finage auprès des Champs Blanchot appellée Sous le Chemin Croisée ou l’Haste Loison : contenant suivant l’arpentage que dessus, la quantité de quatorze perches : joignant la terre du Champ Blanchot aux héritiers Jean Dupuits d’un bout d’orient ; la terre de la Dame Laligant d’un long de midy ; ledit chemin de La Mer à Champrin d’autre bout de couchant ; et la terre de Lazare Griveau d’autre long de septentrion.

Sous la charge d’un denier ju... de cens.

Art 18

Plus des mêmes biens reconnus par ledit Me Champeau pour ladite Cure audit Terrier Garnier art 3818. Une autre pièce de pré située audit finage de Saint Martin, appellée le Pré des Mouillas de Pré Gellé ; contenant suivant l’arpentage que dessus la quantité de quarante perches, entouré de hayes vives : laquelle pièce de pré faisant aussy partie de deux soitures des fonds donnés à la dite Eglise par fondation faite par Jean Pierre et Bonnamie sa femme, de La Mer, pour trois messes qui doivent se dire aux environs de la feste de Saint Martin, comme il paroit par la notte de l’an 1392 qui est au dos du titre de 1377, cotté 6. Joignant le pré de même nom de François Charles d’orient ; le terre du Champ de Pré Gellé de Mr de Mâcon de midy ; et la terre de Champ Blanchot de couchant et de septentrion.

Sous la charge de six deniers.

Art 19

Plus des mêmes biens de ladite Cure aussy reconnus audit Ancien Terrier Garnier par ledit Me Champeau art 3807, 3831 et 3838. Un héritage qui fut partie en étang et en pré et terre, appellé l’Etang au Prêtre ; contenant suivant ledit arpentage, la quantité d’un arpent quarante perches : déclarant ledit Sieur Curé que ledit héritage doit faire partie de ceux donnés à la dite Eglise, à la charge de participer aux prières qui si disent, par ledit testament de ladite Nicole Veuve Lamoignon, cy dessus et à l’art 11 de la présente reconnoissance. Joignant les terres du Champ des Verneaux, ou de la Grande Bonde, de la Veuve Maugras et de ladite Dame Laligant, haye vive entre et à un petit pasquis d’un long d’orient ; le pré et terres des Vernes appartenant à la dite Veuve Maugras inclinant au couchant d’un bout de midy ; le Champ de la Croix de Mr de Mâcon haye vive entre deux de couchant ; le chemin d’Alligni à Toisi de septentrion.

Sous la charge de trois deniers.

Art 20

Plus des mêmes biens de ladite Cure aussy reconnus audit Terrier par ledit Sieur Champeau art 3824. Le tiers d’un pré situé au finage de La Mer, appellé le Pré Paul, les deux autres tiers appartenant à la dite Veuve Maugras, la totalité contenant suivant ledit arpentage, la quantité d’un arpent cinquante six perches : ledit pré joignant les Prés Paul du Sieur Couhard et de ladite Maugras d’un long d’orient ; le Pré de la Fontenoïlle dudit Sieur Couhard, ruisseau et haye vive entre deux, d’un bout de midy ; la terre du Cloiseau de la Dame Laligant, aussy ruisseau et haye vive entre deux d’autre long de couchant ; et le pré Paul de ladite Dame et dudit Sieur Couhard d’autre bout de septentrion.

Sous la charge d’un sol six deniers.

Art 21

Plus des mêmes biens de ladite Cure art 3832 bis et 3833. Un autre pré assis audit finage de La Mer, au lieu appelé cy devant Cloiseau Thomassis, à présent Grand Pré ou Pré Frachot, contenant suivant ledit arpentage la quantité de quarante cinq perches de vingt deux pieds, equivallant à une soiture, pré venant anciennement du meix (?) de Jean Jannin, et de celui de Guillaume de Saint Germain article 3721 dudit Terrier Donet et Gillot de 1609. Joignant ledit pré, le Pré Frachot ou Grand Pré de la Dame Lalligant, d’un long d’orient, plan vif entre deux ; autre pré de même nom de ladite Dame Lalligant haye vive entre deux d’un bout de midy ; le Pré Rouget de la Veuve Maugras d’autre long de couchant ; la terre du Boulois dudit Sieur Couhard haye vive entre deux, d’autre bout de septentrion.

Sous la charge de deux sols un denier.

Art 22

Plus des mêmes biens de ladite Cure reconnus aussy audit Ancien Terrier par ledit Sieur Champeau art 3822 et 3827. Un pré situé audit finage de La Mer, en la prairie dudit lieu appellé Pré des Champs et des Lochères : contenant suivant l’arpentage que dessus la quantité de deux arpents cinquante six perches et demie, à travers lequel descend le ruisseau de Marègle et des Lochères ; lequel pré suivant que le déclare ledit Sr Reconnoissant a aussy fait partie des fonds donnés à ladite Eglise par testament de ladite Veuve La Moignon cy dessus datté en l’article 11 de la présente reconnoissance ; joignant ledit pré, le Pré des Champs dudit Sieur Couhard d’orient, ensuite de septentrion, et encore d’orient, et septentrion ; le Pré des Champs de ladite Dame Laligant aussy d’orient, son Pré des Hastes haye vive entre deux de midy inclinant en orient ; le Champ des Prés de ladite Dame Laligant aussy haye vive entre deux de midy ; le pré de la Veuve Maugras de couchant ; celuy dudit Sieur Couhard de septentrion et de couchant, et sa terre appellé Cheintre des Champs, haye vive entre deux de septentrion.

Sous la charge de trois sols deux deniers.

Art 23

Plus des biens de ladite Cure art 3832. Deux hâtes de pré contigues, situées audit finage de La Mer, appellées Es Prés des Champs, dont l’une contient dix huit perches et l’autre vingt une, le tout suivant l’arpentage que dessus ; déclarant aussy le dit Sieur Reconnoissant, que les dites deux hastes font partie des fonds donnés à la dite Eglise par ladite Veuve Lamoignon par son testament dudit jour 27 janvier 1409, déjà expliqué en l’article 11 de la présente reconnoissance. Joignant les dites deux hastes, le Pré des Champs de le dite Dame Lalligant d’un long d’orient ; le Pré des Champs dudit Sieur Couhard d’un bout de midy ; autre pré appellé Prairie Câtin en la même prairie, ou Pré des Champs de la dite Dame Laligant, d’autre long de couchant ; et ses terres du Crot des Rats d’autre bout de septentrion.

Sous la charge d’un sol.

Art 24

Plus des mêmes biens de ladite Cure art 3828 et 3829. Un autre pré de ladite Prairie, appellé aussy Pré des Champs autrefois Sous les Terres des Champs, contenant suivant ledit arpentage la quantité de quarante quatre perches trois quarts, valant une soiture moins un quart de perche ; déclarant aussy ledit Sieur Reconnoissant, que ce pré est grevé d’obit par le testament de ladite Lamoignon, cy dessus datté en l’article dernier. Joignant le Pré des Champs, appellée la Grande Soiture de ladite Dame Lalligant, bornes entre deux de septentrion et d’orient ; le pré dudit Sieur Couhard, le ruisseau des Lochères entre deux de midy ; et autre Pré des Champs de ladite Dame Lalligant de madite Dame Lalligant de couchant.

Sous la charge de quatre deniers.

Art 25

Plus des mêmes biens de ladite Cure art 3820. Un autre pré situé audit finage de La Mer, appellé le Pré du Guay de Ravieri, ou des Champs, contenant suivant ledit arpentage la quantité de cinquante cinq perches. Lequel pré est chargé d’une fondation de deux grandes messes (réduite à 2 messes basses en 1767) par acte du vingt un avril 1552, envers ladite Eglise, cotté 24. Joignant le Pré du Guay de ladite Dame Laligant d’un long d’orient ; autre pré de ladite Dame appellé Pré des Vesvres hayes vives entre deux d’un bout de midy ; la Cheintre de Champy de la Veuve Thiebault haye vive entre deux de couchant ; et le pré de Laquerre de la Sarrée de la Dame Laligant, aussy haye vive entre deux de septentrion.

Sous la charge de huit deniers.

Art 26

Plus des mêmes biens de ladite Cure art 3837. Une autre terre situé audit finage de Saint Martin, au lieu appellé les Theureaults vers la Lappe, contenant suivant l’arpentage que dessus, la quantité de cinquante sept perches, qui suivant la déclaration dudit Sieur Reconnoissant, est aussy chargée d’obits relativement au testament de ladite Veuve La Loignon cy dessus datté article 11 de la présente reconnoissance.

Sous la charge de deux deniers.

Art 27

Plus des mêmes biens de ladite Cure qui ont été reconnus comme dessus, art 3826. Une autre pièce de pré, qui est une haste, audit finage de La Mer, appelé le Pré des Champs, contenant suivant ledit arpentage, la quantité de treize perches, qui joint douze perches qui ont été distraites, que ledit Sieur Reconnoissant a données à titre d’échange à ladite Dame Laligant par acte reçu dudit Juré soussigné, le quinze may de l’année dernière soit vingt cinq perches que contenoit toute la pièce : laquelle est aussy grevée d’obits suivant la déclaration faite comme dessus par ledit Sieur Reconnoissant par rapport audit testament de la Veuve Lamoignon signe Miche, dudit jour 27 janvier 1409. Joignant la terre dudit Sieur Couhard et le pré de Madite Dame Laligant, d’un long de levant ; et le pré de ladite Dame d’un bout de midy ; le Pré des Champs d’Emilland Laurent d’autre long de couchant ; la terre de ladite Dame Laligant qui luy avenüe par ledit échange d’autre bout de septentrion.

Sous la charge d’un denier pour la moitié de l’article.

 

Art 28

Plus des biens de Marie Pailloux, veuve d’Etienne Porcheron, art 3670 dudit Terrier Garnier de l’année 1673, parvenu audit Sieur Curé par échange fait entre lui et le Sieur Pierre Couhard marchand demeurant à La Mer, qui représentait ladite Pailloux, veuve Porcheron, en outre échange, ledit Sieur Curé luy ayant donné environ un journal de terre au lieu du Vizien, et ce par acte reçu du Juré soussigné, le vingt deuxième may dernier, bien et düement contrôlé et en forme, par Heulhard à Lorme le trente may dernier : une pièce de terre assise au finage de Saint Martin, au lieu dit Au Cloiseau sous la Fontaine Simonne, autrement l’Ouche des Gands ; contenant environ un journal et demi : tenant de midy et couchant le chemin de Saint Martin à Mâcon, d’autre part de septentrion, au Pré de Champlot de ladite Cure, plan vif entre deux, et d’autre part de levant, à l’Ouche des Gands de Mr de Mâcon borné entre deux, qui fut Claude Jeay : laquelle pièce de terre demeure chargée et grevée d’une messe basse annuelle et perpétuelle, à cause de la petite pièce de terre appellée le Carjot qui est entrée audit échange qui étoit chargée de cette messe qui a été transférée sur le présent article qui en demeure assignal, et sera aussy celuy d’une Bénédiction du Très Saint Sacrement fondée à perpétuité par ledit Sieur Couhard par ledit échange, soit à la messe, soit à vêpres au choix dudit Sieur Curé, tous les jours de feste de Saint Pierre vingt juin de chaque année, suivant qu’il est dit par ledit acte d’échange ; et ladite messe sera célébrée aux jours de Saint Claude autant que faire se pourra.

Sous la charge seigneuriale d’un quart de boisseau d’avoine dite mesure de Liernais de cens.

Lesquelles charges réünies reviennent à celle de vingt neuf sols dix deniers en argent et un quart de boisseau d’avoine susdite mesure de Liernais, que ledit Sieur Curé tant pour lui ses successeurs Curés, a promis et s’est obligé payer audit Seigneur, ses successeurs, et à leurs fermiers ou receveurs annuellement et perpétuellement, portable audit lieu de Liernais, comme Chef Lieu de la dite Châtellenie, aux tems de sa Recette Ordinaire de chacun jour de feste de Saint Etienne lendemain de Noël, dont le premier terme echera audit jour prochain venant, pour de là être continué d’année en année et de terme en terme, à perpétuité pour lesdits Sieurs Curés et ses successeurs : lequel Sieur Curé actuel a promis de payer les arrérages de ladite charge, à compter du jour de son avènement à ladite Cure seulement : les années qui l’ont précédées, si tant est il en est dû, étant à la charge des héritiers du Sieur Curé Mathey son prédécesseur, qui a jouït jusqu’au jour de son décès que conséquemment ses dits héritiers ont dû payer jusqu’à ce jour là, ainsy que ledit Sieur Renard l’a présentement déclaré, et a fait toutes dües réserves et protestations de fait et droit à cet égard, et déclare en outre qu’il ne peut être tenu de la charge rapportée au 28e article de la présente, qui est un quart de boisseau d’avoine, attendu qu’il n’entrera en jouissance de l’objet qu’après la récolte prochaine : et a ledit Curé promis en outre de délivrer grosse des présentes à ses frais audit Seigneur dont acte.

Promettant & obligeant & renonçant & fait lu et passé audits lieux, les jours, mois et an que dessus, en présence de François Charles Chantre de l’église dudit lieu, et Martin Geay laboureur demeurant à Mâcon et Champrin ditte paroisse les deux témoins à ce requis et soussignés avec ledit Sieur Curé, ledit Maître Laureau, et nous Notaire : la minutte est signée Renard Curé de Saint Martin de la Mer, Martin Jeay, François Charles, Laureau, et Hérard notaire royal juré et commissaire susdit et soussigné ; et a été controllée à Lorme par Heulhard, le seize septembre 1786, qui a reçu XV sols.

 

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