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Le Terrier de Conforgien
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Le moulin, le battoir et la cressonnière


Le moulin de Conforgien

 

 

 

 

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Moulin banal en 1557 (terrier) et jusqu'à la Révolution, le moulin de Conforgien existe toujours, même s'il a subi les vicissitudes du temps et des occupants qui passent.

"Ce moulin a été construit à neuf l'année dernière. Le propriétaire y a fait mettre une meule neuve." dit le document intitulé "Etat de la Terre de Conforgien" daté de 1777 (estimé).

Les derniers aménagements qu'il a connus lui ont fait malheureusement perdre son esthétique du XVIIIème siècle. Le bief qui apportait l'eau de l'étang à sa roue a été comblé en 2002.

 

Le battoir de Conforgien

Dans le texte de la déclaration des biens du seigneur , est mentionné "le grand estang y joignant et le bapteur a chiene au bas de lad chaulssee"

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il s'agit d'un moulin à tan ou battoir. Cette machine, dont l'énergie est fournie par l'eau, comme pour un moulin à grains, a pour utilité d'extraire le tan des écorces (généralement chêne et châtaigner).

La roue du moulin se trouvait en contrebas de la digue (chaulssee) de l'étang et était entraînée par la chute d'eau.

Le tan, qui a donné son nom au métier de la tannerie, est une substance naturelle qui a pour effet de rendre le cuir imputrescible.

Le mouvement de la roue entraînait une poutre garnie de cames qui soulevaient des battoirs dont la chute écrasait les écorces.

La ville et la région de Saulieu avaient jadis une activité de tannerie très réputée.Près de Conforgien, il y avait un autre battoir à Chamboux.

Le nom d'Etang du Battoir est mentionné sur le cadastre de 1842 de St Martin de La Mer. La date de disparition des moulins à tan m'est inconnue.La seule trace visible de l'existence d'une construction à cet endroit est l'appareil de pierres qui y subsiste.

La cressonnière de Villeurs-les-Anthoneurs

 

Dans le texte du terrier "y a une belle fontaine et cressonniere appartenant aud seigneur de Conforgien",

 

 

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En 1557, les "ténementiers" sont "Jacques Quarre et Claude Quarrey cousins demeurans audict Villers les Anthoneurs". Ces deux cousins doivent assurer l'entretien de cette cressonnière, la protéger contre les dégats du bétail, pour que le seigneur de Conforgien puisse y envoyer chercher à tout moment du cresson pour sa consommation, sous peine d'amende.

Villers-les-Anthoneurs n'existe sur aucune des cartes (anciennes) que j'ai pu consulter, ni dans la mémoire des habitants de la région.

C'est en relisant le chapitre décrivant le village de Blanot, dans cette malle aux trésors qu'est le livre de Courtépée "Description générale et particulière du Duché de Bourgogne" (1774), que j'ai découvert que Villers-les-Anthoneurs est devenu "l'Huis-Carré", petit hameau de Blanot.

Car Courtépée parle d'une "cressonnière que les Clugny de Conforgien cédèrent à cens à N. Néaut, à la charge de l'entretenir de haie sèche, pour empècher le bétail de la gâter, de payer quatre boisseaux d'avoine, quatre sols de cens, avec la réserve du cresson pour l'usage du seigneur".

C'est, à quelques mots près, le texte de la description qui en est faite dans le terrier de 1557.

La fontaîne et la cressonnière, que sont-elles devenues ? Aujourd'hui envahie par les bois et les ronces, la fontaîne existe toujours. Quant au cresson, il repoussera peut-être un jour ...

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